Voiture de collection garée dans un garage luxueux évoquant une cave patrimoniale

Face aux marchés financiers volatils, de plus en plus d’épargnants cherchent à sécuriser une partie de leur patrimoine dans des actifs tangibles. Les voitures de collection figurent parmi ces valeurs refuges méconnues, aux côtés du vin, des montres ou du whisky. Mais ce marché de passionnés mérite un avis nuancé : rendement réel, liquidité limitée et fiscalité spécifique sont à connaître avant de s’engager. Données vérifiées et à jour en octobre 2026.

Un marché suivi par des indices spécialisés

Contrairement à une idée reçue, le marché des voitures de collection dispose de ses propres baromètres. Le HAGI Top Index, qui suit environ 50 modèles d’après-guerre considérés comme des valeurs sûres de la collection automobile, affiche une progression moyenne de 10,7 % par an sur les quinze dernières années. Sur le segment le plus haut de gamme, l’indice HAGI Supercar a bondi de 19 % depuis janvier 2026, porté notamment par les Ferrari 288 GTO et Enzo.

Le Knight Frank Luxury Investment Index (KFLII), qui compare neuf catégories de biens de collection, situe les voitures de collection à +58,9 % sur dix ans : un résultat intermédiaire, derrière le whisky rare (+191,7 %), les meubles (+140,9 %) ou les montres (+125,1 %), mais devant l’art (+54 %), le vin (+37,4 %) ou les diamants de couleur (+3,8 %). Pour comparer ce rendement à celui d’autres actifs de collection, notre comparatif whisky et vin à partir des indices apporte un éclairage complémentaire.

Un marché à deux vitesses en 2026

L’année 2026 confirme une fracture déjà entamée : les véhicules valorisés au-delà de 250 000 euros continuent de progresser, tandis que les modèles plus abordables enregistrent une quinzième baisse mensuelle consécutive selon les indicateurs professionnels du secteur. Les valeurs qui retiennent l’attention des connaisseurs pour les prochaines années :

  • La Porsche 997 GT3 RS, plébiscitée pour sa rareté croissante ;
  • La Ferrari F430 à boîte mécanique, de plus en plus recherchée ;
  • L’Alpine A110 Première Édition, portée par l’engouement pour le patrimoine automobile français ;
  • Des modèles plus récents (fin des années 1980 à 2000), comme la BMW E30 M3 ou la Lamborghini Countach, qui entrent désormais dans la zone collectionnable.

Ce basculement rejoint une tendance déjà observée sur d’autres biens de collection, comme les montres de luxe de collection, où la rareté et la notoriété d’un modèle pèsent plus que son âge.

Fiscalité : deux régimes possibles à la revente

Point souvent négligé, la fiscalité des voitures de collection suit une logique proche de celle des autres biens meubles patrimoniaux. Un véhicule est fiscalement considéré comme « de collection » dès qu’il a plus de 30 ans, qu’il conserve ses caractéristiques d’origine et que son modèle n’est plus produit — sans obligation d’obtenir une carte grise collection pour bénéficier de ce statut.

À la revente, seules les cessions supérieures à 5 000 euros sont taxées, avec un choix entre deux régimes : la taxe forfaitaire de 6,5 % sur le prix de vente total, ou l’imposition sur la plus-value réelle à 36,2 %, avec un abattement de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième, soit une exonération totale après 22 ans. Ce mécanisme rappelle celui déjà appliqué au vin de collection à la revente, un parallèle utile pour qui raisonne déjà en logique de cave patrimoniale.

Notre avis : un complément, pas un pilier

Les voitures de collection coûtent cher à l’entrée, exigent un entretien technique spécialisé (restauration, stockage, assurance dédiée) et restent peu liquides : revendre un modèle au juste prix prend souvent plusieurs mois. Elles s’adressent avant tout à des passionnés disposant déjà d’un socle patrimonial diversifié, plutôt qu’à un premier placement. Pour suivre l’actualité de ces marchés de niche et leurs variations de prix, notre rubrique actualité et nos dossiers patrimoniaux reviennent régulièrement sur ces arbitrages.

Questions fréquentes

Faut-il une carte grise collection pour profiter de la fiscalité avantageuse ?

Non. Le statut fiscal de « bien de collection » s’applique dès que le véhicule a plus de 30 ans, reste dans son état d’origine et que son modèle n’est plus fabriqué, indépendamment de la mention « collection » sur la carte grise.

Quel régime fiscal choisir à la revente ?

Le choix dépend de la durée de détention et du montant de la plus-value réalisée : la taxe forfaitaire de 6,5 % est souvent plus simple pour une détention courte, tandis que le régime de la plus-value réelle devient avantageux après plusieurs années grâce à l’abattement progressif.

Les voitures de collection sont-elles plus rentables que le vin ou les montres ?

Sur dix ans, le Knight Frank Luxury Investment Index les situe devant le vin et l’art, mais derrière le whisky rare, les meubles et les montres. Le classement varie toutefois fortement selon les modèles et les périodes retenues.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Publié dans : Avis

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